Le Château de Banne, perché à 307 mètres sur un piton calcaire, domine la plaine de Jalès avec une vue spectaculaire sur les Cévennes, les Alpes et la Provence. Son histoire remonte au XIIe siècle, avec l’édification d’un premier castrum par les Seigneurs de Bane. Au fil des siècles, le château a changé de mains à plusieurs reprises, notamment avec les familles Roure et Grimoard de Beauvoir du Roure, qui y introduisirent au XVIe siècle un style Renaissance, modernisant écuries et habitations.
Résidence secondaire prisée pour la chasse et les fêtes sous le règne d’Henri IV, le château devint un acteur des conflits révolutionnaires en 1792, avant d’être pillé et incendié. Délaissé puis utilisé comme carrière, il est aujourd’hui propriété de la commune depuis 1954 et protégé depuis 1942. L’association « Les Amis de Banne », créée en 1971, œuvre activement à sa sauvegarde et valorisation, permettant aux visiteurs de découvrir un site chargé d’histoire, entre architecture militaire, héritage Renaissance et dramatiques épisodes révolutionnaires.
Construit sur un éperon rocheux, le château domine la vallée de la Couze et bénéficie d’une vue stratégique sur la région. Son site permettait de contrôler les voies et défenses locales du Périgord.
Le château de Bannes présente une architecture massive, adaptée à son relief escarpé. Reconstruit sur des bases médiévales, il combine fonctions défensives et confort résidentiel propre à la Renaissance.
Vue dominante sur la vallée et les Cévennes.
Centre de vie et accès aux différentes ailes.
Remparts et bastion intégrés à la Renaissance.
Grandes cheminées décoratives du XVIᵉ siècle.
Vestiges rappelant l’histoire ancienne du château.
Bien que non accessible au public, le château conserve :
• Une cour intérieure structurante
• Des salles nobles dotées de grandes cheminées
• Des volumes intérieurs témoignant du confort Renaissance
• Des éléments décoratifs liés aux familles Gontaut-Biron et de Losse
Le site de Bannes existe dès le Vᵉ-VIᵉ siècle, son nom signifiant « corne » ou « pointe ». Mentionné au XIVᵉ siècle, il change plusieurs fois de mains pendant la guerre de Cent Ans.
En 1510, Brandelis de Gontaut-Biron le reconstruit sur vingt‑cinq ans, suivi par François de Gontaut-Biron, puis par Jean II de Losse en 1571. Restauré en 1882 et acquis en 1960 par M. Lemasson, il appartient aujourd’hui à Franky Mulliez.
Position stratégique spectaculaire sur la vallée de la Couze
Exemple rare de reconstruction Renaissance sur une forteresse médiévale
Rôle majeur dans l’histoire militaire du Périgord
Château privé classé, préservé et emblématique